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L’absorption nette de méthane par le sol est plus élevée en forêt tempérée qu’en forêt boréale ou tropicale (crédit photo: Forestopic)

Piège à CO2, la forêt renferme aussi un puits de méthane dans ses sols!

 

La forêt est connue pour son rôle dans la captation et le stockage du carbone. Les sols forestiers sont aussi un puits de méthane. En effet, ils renferment des bactéries méthanotrophes, c’est-à-dire qui oxydent et consomment du méthane.

Un article de la Revue forestière française présente l’état des connaissances sur le puits de méthane forestier, ainsi que des données récemment acquises dans le nord-est de la France.

Le méthane (CH4) est responsable de 20 % du réchauffement climatique global. Second gaz à effet de serre, derrière le gaz carbonique (CO2), il a un pouvoir de réchauffement global, calculé sur un siècle, 28 fois supérieur à celui du CO2.

Les bactéries méthanotrophes consomment soit le méthane atmosphérique, soit le méthane produit par d’autres micro-organismes (les bactéries méthanogènes). Dans ces processus, la consommation de méthane atmosphérique paraît plus faible sous épicéa que sous hêtre, par exemple.

L’absorption nette de méthane par le sol est plus élevée en forêt tempérée qu’en forêt boréale ou qu’en forêt tropicale. Néanmoins, de fortes variations s’observent parmi les forêts tempérées, en partie du fait de différences dans la porosité en air du sol.

La consommation de méthane croît avec l’âge des peuplements

Des pratiques de gestion forestière peuvent accroître le rôle de puits de méthane des forêts :
– augmenter les âges d’exploitabilité des arbres ou ne pas les raccourcir. La consommation de méthane croît, en effet, avec l’âge des peuplements ;
– réduire la fréquence de passage des engins lourds, utilisés pour l’abattage ou le débardage. La circulation des engins lourds provoque le tassement du sol, entraînant une relative diminution de la fonction de puits de méthane ;
– s’assurer qu’une production anaérobie de méthane dans le bois des arbres sur pied ne vienne pas oblitérer les gains obtenus par ailleurs.

Les connaissances sont à approfondir, afin de mieux évaluer l’impact de l’âge d’un peuplement ou comparer plusieurs espèces d’arbres et leur effet sur la consommation de méthane.

D’après « Les sols forestiers, puits de méthane : un service écosystémique méconnu »
par Daniel Epron, Caroline Plain (université de Lorraine, INRA) ; Thomas Lerch (université Paris-Est Créteil Val-de-Marne) ; Jacques Ranger (INRA Centre Grand Est Nancy)
à paraître en avril 2017 dans la Revue forestière française nº 4-2016.



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