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La parade de Pur Projet pour planter des arbres sans greenwashing

Culture du café en agroforesterie au Guatemala
La parade de Pur Projet pour planter des arbres sans greenwashing

Pour engager les entreprises à planter des arbres sans retour en arrière, Pur Projet participe du lancement d’une blockchain, un système de traçabilité informatique.

 

Surfant sur les nouvelles technologies, Pur Projet vient de lancer, avec divers partenaires, une blockchain ou « chaîne de blocs », une technologie de stockage et de transmission des données. Ce nouvel outil complète la démarche d’« insetting » que Pur Projet propose déjà aux entreprises en vue de compenser leur empreinte écologique, en particulier grâce à l’agroforesterie.

Pour ce faire, Pur Projet s’allie notamment avec des entreprises (Nespresso France, AccorHotels, Chanel...), des experts techniques (Carbone 4, Althelia, WWF France, l’ICRAF, Plan Vivo, Info-cc, Ecocert...).

La compétitivité grâce aux écosystèmes

Tristan Lecomte qui en 1998 avait lancé Alter Eco, destiné à soutenir les produits du commerce équitable, a fondé en 2008 Pur Projet. Cette société, basée à Paris, se présente comme « l’ambassadeur de l’arbre », en vue d’agir contre la déforestation et le changement climatique. Ancien élève d’HEC, Tristan Lecomte connaît suffisamment bien le monde de l’entreprise pour définir des approches profitables à toutes les parties.

« L’insetting vise à renforcer la compétitivité d’une entreprise en régénérant et préservant les écosystèmes et les ressources dont ses activités dépendent »,

présente Pur Projet sur son site Internet.

En d’autres termes et au-delà de la compensation carbone, les projets de plantations d’arbres sont bénéfiques aux ressources en eau, à la biodiversité, maintiennent les niveaux de productivité et de qualité des filières.

Une technologie « transparente et inviolable »

Quant au registre Blockchain IPI (International Platform for Insetting), il consiste en une plateforme en ligne destinée aux entreprises souhaitant compenser leurs émissions de CO2.

« Avec le standard insetting et la technologie blockchain, les engagements des entreprises pour le climat et les écosystèmes sont certifiés et enregistrés sur de multiples critères socio-environnementaux de manière transparente, décentralisée et inviolable ; à moindre coût car sans intermédiaire bancaire »,

assure l’IPI, dans un communiqué.

Le système informatique « verrouille » l’engagement. Il ne s’agirait donc pas de greenwashing* (en français, « badigeonnage vert »). L’entreprise qui se sera engagée à être neutre en carbone d’ici à 2021, par exemple, ne pourra pas revenir en arrière et effacer cet engagement. Nespresso (groupe Nestlé) s’est engagé sur cette voie avec son programme d’agroforesterie et les plantations d’arbres sur et autour des parcelles des producteurs de café.

Un coût d’enregistrement à 0,05 euro

L’investissement, illustre Lorena Frier, responsable de programmes chez Pur Projet, 4 dollars pour un arbre, « a pour potentiel de générer 14 dollars de bénéfices socio-environnementaux ». L’enregistrement sur la « chaîne de blocs » de l’IPI coûte 0,05 euro – sur d’autres plateformes, ce coût est fonction des crédits carbone, à 0,20 euro la tonne de CO2.

Quand ce dispositif aura pris de l’ampleur, imaginons que Pur Projet et l’IPI intégreront, dans leurs projets, la compensation carbone de la blockchain, un système réputé énergivore.

Martine Chartier/Forestopic

* Le greenwashing désigne une pratique de communication qui attribue sans fondement des vertus environnementales à un produit, à des services ou à une organisation.

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