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Une pétition demande de revoir la taxation des grumes à l’export

Une pétition demande de revoir la taxation des grumes à l’export

Le traitement thermique des grumes se voit appliquer le taux le plus élevé de la redevance phytosanitaire. Une pétition du Syndicat de la filière bois sollicite une révision du dispositif.

 

Réviser à la baisse la redevance phytosanitaire appliquée au traitement thermique des grumes destinées à l’export, c’est l’objet d’une pétition lancée par le Syndicat de la filière bois (SFB).

L’initiative se base sur l’argumentaire suivant. Utilisé depuis peu en France, le traitement thermique à 71,1 °C sous écorce s’avère, de fait, le seul traitement envisageable pour ces bois ronds. Ce procédé est coûteux, car il nécessite des manutentions. Mais, à l’instar de l’écorçage, il est exempt de produit chimique. Or, la redevance phytosanitaire fait entrer la grume traitée à 71,1 °C dans la catégorie du bois non écorcé. Le procédé thermique se voit donc soumis au même taux que les insecticides chimiques employés jusqu’à récemment en France.

Le montant moyen de la redevance s’élève à 4 euros par m3 pour le bois thermo-traité, contre 1 euro pour le bois écorcé, selon l’évaluation du SFB. Le syndicat professionnel demande donc que le traitement thermique bénéficie du même taux que le bois écorcé.

La pétition, disponible à la signature jusqu’au 10 février 2017, est adressée à Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture et de la Forêt, en vue de « continuer à exporter vers la Chine des grumes de qualité secondaire ». Le syndicat maintient que ces bois ne trouvent pas débouché en France.

En parallèle, les ports de Marseille, du Havre et de Brest s’équipent, afin d’être en mesure d’appliquer le procédé thermique et d’exporter des grumes.

C.C./Forestopic

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