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Le défrichement de mille hectares en Gironde soumis à la consultation du public

Le défrichement de mille hectares en Gironde soumis à la consultation du public

Ouvert au débat public, le projet de centrale photovoltaïque Horizeo comprend un changement d’affectation du sol, sur une parcelle de pins maritimes.

 

Les énergéticiens Engie et Neoen, ainsi que le réseau de transport d’électricité RTE, envisagent d’installer à Saucats, en Gironde (Nouvelle-Aquitaine), un parc photovoltaïque, couplé à un centre de données, des batteries, un électrolyseur produisant de l’hydrogène, et à des cultures maraîchères sous les panneaux photovoltaïques. Le projet, dénommé Horizeo, nécessiterait de défricher 1 000 hectares peuplés de pins maritimes, qui perdraient ainsi leur vocation forestière.

Horizeo fait l’objet d’une consultation du public* du 9 septembre 2021 au 9 janvier 2022, sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP).

« Une promesse de bail emphytéotique a été conclue entre le propriétaire du site et les porteurs du projet », selon les maîtres d’ouvrage.

Les promoteurs font valoir que « les travaux de déboisement réalisés lors d’un défrichement sont les mêmes que pour une coupe rase dans le cadre de la gestion sylvicole. » Toutefois, une coupe rase se prolonge, en principe, du renouvellement de la forêt.

Les promoteurs prévoient de faire en sorte que l’impact du défrichement soit « compensé au regard du poids du site dans l’économie de la filière sylvicole, qui ferait par ailleurs l’objet d’une étude dédiée ».

Le Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest (SSSO) redoute une telle méga-centrale :

« Depuis plusieurs années, le massif des Landes de Gascogne fait l’objet de convoitises de sociétés commerciales souhaitant défricher pour installer notamment des centrales photovoltaïques. »

Le SSSO conteste les supposés bienfaits pour la biodiversité qu’induirait Horizeo. Et d’ironiser : « On imagine tous aisément combien cette biodiversité va apprécier les milliers de tonnes d’acier et autres composants nécessaires à cette centrale. » L’organisation plaide pour une implantation sur des terres déjà artificialisées.

Une pétition contre le projet avait recueilli, début septembre, plus de 18 500 signatures sur le site change.org.

C. C./Forestopic

* Débat organisé sur la plateforme https://participons.debatpublic.fr/processes/horizeo

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