«La certification PEFC, ce n’est pas pour faire du paysage» (Christian Pinaudeau, Sylviculteurs du Sud-Ouest)

«La certification PEFC, ce n’est pas pour faire du paysage» (Christian Pinaudeau, Sylviculteurs du Sud-Ouest)

La gestion des forêts par les coupes rases s’impose, notamment pour des raisons économiques, selon le Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest.

 

« La certification forestière, telle que PEFC, ce n’est pas pour faire du paysage. Mais pour assurer une traçabilité, liée au commerce du bois. »

Ainsi, Christian Pinaudeau, secrétaire général du Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest (SSSO), réagit aux propos d’Hervé Le Bouler, de France Nature Environnement (FNE), contenus dans un article de Forestopic du 21 juin 2017.

Sur la stratégie souhaitée pour la certification PEFC en France, Christian Pinaudeau ajoute :

« Nous avons un cadre juridique protecteur pour la gestion durable des forêts, avec l’obligation de reboiser après une coupe et les plans de gestion. Faut-il faire plus ? Mais, à quel prix ! »

À l’en croire, les coupes rases ne connaissent pas de problème d’acceptabilité sociale dans le massif des Landes de Gascogne. Ou alors « à la marge ». Pas question, pour le syndicat de propriétaires forestiers, de tourner le dos à la futaie dite régulière :

« Nous n’allons pas nous mettre au jardinage. La futaie jardinée n’est possible que sur de grandes propriétés. Sinon, vous coupez un ou quelques arbres par an, et cela ne vous permet pas de vivre. »

Et de relever « la recrudescence de biodiversité partout où les coupes rases provoquent des trouées de lumière, avec notamment l’apparition du fadet des laîches », un papillon quasi menacé.

Plutôt que la « forêt industrialisée », Christian Pinaudeau préfère mettre en avant « le miracle » de l’existence de la forêt des Landes (Nouvelle-Aqutaine), malgré ses sols pauvres.

Le responsable du SSSO, bientôt retraité, va passer la main à son adjoint. Éric Dumontet doit ainsi prendre le poste secrétaire général du syndicat, fin 2017.

C. C./Forestopic

Sur le même sujet : PEFC France, un espace de consensus (par Stéphane Marchesi, PEFC France)

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