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Récolter plus de bois énergie en préservant les sols forestiers: les indicateurs du projet Insensé

Récolter plus de bois énergie en préservant les sols forestiers: les indicateurs du projet Insensé

Le projet Insensé vient de finaliser des indicateurs pour déterminer la sensibilité des écosystèmes forestiers à la mobilisation accrue de biomasse.

 

Que se passe-t-il lorsque la récolte de bois énergie augmente en forêt ? Dans quelle mesure les écosystèmes peuvent-ils supporter la perte de minéraux contenus dans les troncs d’arbres de petits diamètres, les branches et feuillages ainsi prélevés et qui, sinon, resteraient au sol ? Collecter plus de biomasse engendre un export d’éléments nutritifs, mais l’impact n’en est pas toujours « négatif ».

D’où les indicateurs de sensibilité des écosystèmes forestiers soumis à une récolte accrue de biomasse, produits par le projet Insensé. Ils donnent lieu à un rapport que vient de publier l’Ademe, en partenariat avec l’INRA, l’Office national des forêts (ONF), Bordeaux Sciences Agro et AgroParisTech.

Laurent Augusto, l’un des coordinateurs du projet, en résume les enjeux :

« Dans le contexte de la forêt française où les amendements-fertilisations sont très rares, mais où les récoltes intensives de biomasse se développent, ces indicateurs ont pour fonction d’aider les gestionnaires à identifier les écosystèmes sensibles – sans recours aux analyses de terre, bien connues des agronomes, mais qui ne sont pas utilisées par les forestiers. »

Un livret pratique accompagne le rapport. Il comprend un protocole de diagnostic, prenant en compte la forme d’humus, la texture du sol (sableuse, argileuse…) ou encore la profondeur à laquelle les racines peuvent prospecter dans la terre.

« En appliquant le diagnostic Insensé aux données de l’IFN*, on constate globalement que seulement 30 % des sols forestiers français ont une faible sensibilité à un export supplémentaire de biomasse. Ainsi, dans 70 % des cas, la sensibilité des sols est moyenne (23 %), partielle (24 %), voire forte (23 %) »,

concluent les auteurs.

Des formations paraissent, par ailleurs, nécessaires pour aider à la détermination des formes d’humus et des textures.

C. C./Forestopic

* IFN : Inventaire forestier national.

Reproduction interdite sans autorisation écrite préalable.

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