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Les scieries manquent de matière première

Les scieries manquent de matière première

Le débat sur l’export des grumes et les normes phytosanitaires refait surface, à l’occasion des questions parlementaires.

 

Le député de Moselle, Céleste Lett, attire l’attention de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, sur le manque de matière première dont souffrent les scieries. Une situation paradoxale car les forêts hexagonales sont sous-exploitées.

Il souligne :

« Le phénomène d’aspiration massive des grumes françaises par le continent asiatique et plus particulièrement la Chine est pointé du doigt par nos industriels qui souffrent de la situation et peinent à faire perdurer leur activité. »

Les professionnels dont il se fait le relais auprès du ministre déplorent que des chênes non transformés soient achetés pour être exportés par des traders à des prix très élevés. Cette pratique efface « la concurrence en faisant grimper artificiellement les prix de la matière première ». Le député fait en particulier référence aux actions de lobbying d’exportateurs mécontents et opposés aux nouvelles normes phytosanitaires toujours pas applicables.

« La labellisation des lots et des entreprises délivrée aux seuls acheteurs qui s’engagent à transformer leur bois au sein de l’Union européenne en contrepartie de la délivrance d’un accès privilégié aux chênes lors des ventes de l’ONF » est, selon lui, un instrument de transparence des échanges.

Mais, les services de l’État lui semblent insuffisants pour contrôler les opérations. Le député presse le ministre et le gouvernement de prendre des mesures concrètes pour préserver la filière bois française.

Martine Chartier/Forestopic

Sur le même sujet : 495 000 m3 de chêne, c’est ce dont manquent les scieries selon une enquête de la Fédération nationale du bois

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