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La déforestation n’est pas une fatalité! (FAO)

La déforestation n’est pas une fatalité! (FAO)

La FAO propose des pistes pour développer l’agriculture dans les pays du Sud et améliorer la sécurité alimentaire, tout en augmentant le couvert forestier.

 

Repenser l’agriculture pour freiner la déforestation ! C’est l’approche proposée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans son rapport Situation des forêts du monde 2016, rendu public le 18 juillet 2016 (disponible en pdf).

Selon la FAO :

« Il est possible tout à la fois d’accroître la productivité agricole, de renforcer la sécurité alimentaire et d’arrêter – voire de faire reculer – la déforestation. »

L’avancée des terres agricoles reste la première cause du recul des forêts dans le monde. La problématique est loin d’être nouvelle, rappelle le rapport :

« La déforestation était à son maximum dans les zones tempérées jusqu’à la fin du XIXe siècle et c’est aujourd’hui dans les zones tropicales qu’elle prédomine. »

Pour renverser la tendance, la FAO préconise de concilier forêt et agriculture, grâce à la sécurité des droits fonciers et forestiers, à la gestion participative des forêts, à l’intensification agricole ou à la protection sociale. Cela implique aussi de mieux coordonner les politiques relatives aux forêts, à l’agriculture ou encore au développement rural.

L’agroforesterie est une piste. De plus, l’organisation souligne les bienfaits que peut apporter la forêt à l’agriculture, en termes de ressource en eau ou de protection des habitats des pollinisateurs.

Le rapport met en exergue l’expérience de sept pays. Par exemple, le Chili subventionne le boisement. Au Costa Rica et au Vietnam, existe un système de paiement pour services environnementaux. En Gambie, un plan d’investissement agricole englobe la gestion durable des forêts.

La rédaction/Forestopic

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