De l’intelligence collective pour le futur de la palette bois

Des travaux en petits groupes dans le cadre du LabPalettes visent à faire se rencontrer les idées de différents types d’acteurs (crédit photo: Sypal/FNB)
Des travaux en petits groupes dans le cadre du LabPalettes visent à faire se rencontrer les idées de différents types d’acteurs (crédit photo: Sypal/FNB)
De l’intelligence collective pour le futur de la palette bois

Le LabPalettes lance ses travaux avec une approche collaborative. De premières priorités identifiées pour la palette portent sur les qualités esthétiques du bois ou sur l’objet connecté qu’elle pourrait devenir.

 

Faire appel à de nouvelles méthodes pour trouver de nouvelles idées. C’est l’orientation du LabPalettes, une initiative de la commission palettes de la Fédération nationale du bois (Sypal) visant à insuffler de l’intelligence collective dans le secteur.

Le LabPalettes a tenu son premier atelier, le 21 mai 2019, à Paris. Une trentaine de participants se sont réunis. Parmi eux, des fabricants, reconditionneurs et loueurs de palettes, des utilisateurs, les pouvoirs publics, ainsi que l’Institut de l’économie circulaire et le Cisma, syndicat d’équipementiers dédiés à des secteurs tels que la manutention. Pour animer le rendez-vous, les tenants de la palette ont sollicité Anne de Béthencourt, fondatrice de l’agence de conseil Integral Vision.

Patrice Chanrion, qui pilote la commission palettes, résume l’approche adoptée :

« Mélanger les gens, ne pas se regarder le nombril, être dans l’écoute attentive, exprimer des divergences éventuellement mais en restant concret. »

L’atelier a amené les parties prenantes à confronter leurs idées autour de deux thématiques :
– les forces et les faiblesses de la palette bois ;
– les projets dont il y aurait de quoi être fier en 2029.

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Ce remue-méninge a esquissé trois pistes pour la palette du futur :

– s’affranchir des désordres esthétiques du bois, tels que bleu et moisissures, que ce soit dans la grume ou durant l’utilisation. Cela peut commencer par une revue des études en cours et des bonnes pratiques ;

– miser sur une palette « communicante et intelligente ». De quoi doter cet outil de nouvelles fonctions, par exemple celle de délivrer de l’information sur la marchandise qu’elle contient ;

– mieux réglementer et valoriser les métiers de reconditionneur et de réparateur, afin de sécuriser l’usage de la palette et de s’assurer que celle d’occasion est d’aussi bonne qualité que la neuve.

Le soutien au reboisement, un temps envisagé, n’est pas à l’ordre du jour.

Après cette première rencontre, doivent suivre la sélection des projets, puis la réalisation d’études de pré-faisabilité, susceptibles de démarrer en 2020, et la recherche de financements.

Une nouvelle rencontre du LabPalettes se profile, en 2020 également.

Les travaux du LabPalettes pourraient, de plus, alimenter La Fabrique de la logistique, cet « écosystème d’utilisateurs co-constructeurs de solutions » selon l’Ademe qui a lancé cette plateforme en mars 2019, afin de faire émerger de l’innovation dans la logistique.

C. C./Forestopic

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