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Scierie Mauté en Haute-Marne

Quand la forêt du Grand Est nourrit des usines et une filière bois en renouveau

 

Des portes de Paris aux rives du Rhin, la forêt du Grand Est fournit une diversité d’essences et alimente un tissu historique d’industries. Les atouts de la région sont au centre du numéro 624 de Forêts de France.

Presque deux fois plus grande que sa voisine la Belgique, la région Grand Est s’étend sur 57 000 km². Des portes de Paris jusqu’aux rives du Rhin, l’histoire humaine, la nature des sols et les climats ont façonné une forêt d’une grande diversité. Dans la quatrième région la plus boisée de France, les massif forestiers couvrent près de 2 millions d’hectares et s’accommodent bien de « spécificités locales ».

Ainsi, son taux de boisement varie de 50 % dans le département des Vosges à 16 % dans celui de la Marne. Autre particularité du Grand Est, la forêt publique couvre 59 % des surfaces forestières de la région, à l’inverse de la situation nationale (26 %). Quelque 300 000 propriétaires se partagent 800 000 hectares de forêts privées. Cette répartition forme des propriétés plus petites que la moyenne nationale (2,5 ha contre 3,7 ha) et un morcellement qui handicape parfois la mobilisation du bois.

Le renouveau de la populiculture

Nous sommes au pays du hêtre, du chêne, de l’épicéa… Les grandes forêts de production constituent un réservoir de ressource au service d’une économie locale traditionnellement attachée au bois. Dans son numéro de juin 2019, Forêts de France parcourt une filière solidement structurée par les industries lourdes du papier, du panneau et de la première transformation. Elle emploie 55 000 personnes, majoritairement en Lorraine (42 %), dans près de 10 000 entreprises, surtout des TPE et PME, et dégage 11 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an.

Dans son panorama forestier, la revue s’intéresse à la gestion des petites parcelles, très présentes en Lorraine, aux innovations engagées par les experts forestiers, ou encore au renouveau de la populiculture, porté par le développement de la transformation. La formation des forestiers constitue aussi un enjeu essentiel pour renouveler les forêts et répondre aux enjeux sanitaires et climatiques.

Peste porcine et scolytes

Le Grand Est n’est pas épargné en ce moment. La menace de la peste porcine contraint les sylviculteurs proches de la frontière belge à ne plus intervenir dans leurs forêts et la crise des scolytes, au-delà de son impact financier, interroge sur le renouvellement des peuplements d’épicéa. Dans ce contexte, le réseau Fransylva porte les intérêts des sylviculteurs au plus près du terrain.

Pascal Charoy (Forêts de France)



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Grivoiseries
Rubrique humoristique et satirique de la forêt et du bois


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