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Bois du Jura reçoit son appellation d’origine contrôlée (AOC)

Bois du Jura reçoit son appellation d’origine contrôlée (AOC)

De sapin ou d’épicéa, la création de l’appellation « Bois du Jura » obtient le feu vert de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) et du gouvernement.

 

« Bois du Jura » est désormais une appellation d’origine contrôlée (AOC). Elle vient de recevoir son homologation par un arrêté publié au Journal officiel, le 15 mars 2019, quelques mois après l’officialisation de l’AOC « Bois de Chartreuse ».

L’AOC « Bois du Jura » cible le bois scié de sapin pectiné ou d’épicéa commun, provenant de forêts du massif du Jura, situées à 500 m d’altitude ou plus, au sein d’un territoire à cheval sur les départements du Doubs, du Jura, de Saône-et-Loire (en Bourgogne-Franche-Comté) et de l’Ain (Auvergne-Rhône-Alpes).

Dans ce cadre, les bois ronds doivent porter un marquage spécifique à l’AOC, avant leur chargement en forêt. Et il revient à chaque intervenant – producteur ou exploitant forestier, scieur – de consigner ses activités, de vente ou de transformation du bois.

Le cahier des charges met en avant les qualités du bois et du savoir-faire made in Jura. Il fournit des préconisations sur :
la sylviculture, comme la primeur donnée à la régénération naturelle des forêts ou l’absence de recours aux engrais ; la futaie est soit irrégulière, donc peuplée d’arbres de tous âges, soit régulière avec des coupes de bois progressives ;
l’exploitation, avec le classement et le tri des grumes ;
le débit et la transformation, dont la gestion et le marquage des sciages.

Si cette promotion du bois de terroir découle d’une initiative franco-suisse à l’origine, l’AOC se retreint pour l’instant à l’Hexagone, les démarches helvétiques n’ayant pas abouti. L’enjeu demeure, selon Christian Dubois, délégué général de l’interprofession Fibois Bourgogne-Franche-Comté :

« Des scieries situées en zone frontalière s’approvisionnent à la fois en France et en Suisse, au sein du même massif jurassien. »

L’interprofession envisage de mener des réflexions avec l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO), en vue d’intégrer le bois suisse dans le cahier des charges français.

C. C./Forestopic

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