Autoroutes, ligne à grande vitesse: mobilisations protéiformes contre les déboisements

Autoroutes, ligne à grande vitesse: mobilisations protéiformes contre les déboisements

Des protestations locales de propriétaires forestiers, d’associations environnementales entre autres, s’érigent face à des projets d’aménagement du territoire.

 

En Gironde, le journal Sud Ouest propose un reportage, près de Portets, où une dizaine de propriétaires forestiers ont interrompu un chantier de déboisement, mené dans le cadre d’une opération de sondages et diagnostics, préalable aux travaux de la ligne à grande vitesse (LGV) qui doit relier Bordeaux (Nouvelle-Aquitaine) et Toulouse (Occitanie), à partir de 2032. Le Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest s’est déjà prononcé contre ce projet de LGV et les défrichements qu’il engendre.

De leur côté, des militants du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA) ont, de nouveau, installé un campement dans les arbres, cette fois pour s’opposer à la future autoroute A412, dont le tracé va de Machilly à Thonon-Les-Bains, sur 16,5 km, en Haute-Savoie (Auvergne-Rhône-Alpes), rapporte France 3.

Entre autres mobilisations, un die-in, une manifestation lors de laquelle les participants s’étendent au sol, a eu lieu à Thonon-les-Bains, le 3 octobre 2026, également en protestation contre l’A412, d’après les images du Dauphiné Libéré.

Et tandis que l’A69 est en passe d’être inaugurée, une manifestation d’opposants se profile, décrit France 3, contre cette autoroute Castres-Toulouse de 53 km.

À chaque fois, la création de ces infrastructures s’accompagne de « mesures de compensation environnementale ». Celles-ci portent sur une surface d’environ 3 200 hectares pour la « Ligne nouvelle du Sud-Ouest » qui comprend la LGV Bordeaux-Toulouse, et sur 320 hectares pour l’A412.

C. C./Forestopic

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