Un plan d’actions 2017-2021 pour la forêt privée (CNPF)

Le bureau du Centre national de la propriété forestière
Le bureau du Centre national de la propriété forestière (crédit photo: CNPF, juin 2017)
Un plan d’actions 2017-2021 pour la forêt privée (CNPF)

Le Centre national de la propriété forestière renouvelle son bureau et adopte un plan d’actions pour développer la gestion des forêts privées françaises.

 

Le Centre national de la propriété forestière (CNPF) vient de réélire à sa présidence Antoine d’Amécourt, le 14 juin 2017. Propriétaire forestier dans la Sarthe, il est par ailleurs président de la fédération syndicats de propriétaires forestiers privés, Fransylva.

Le CNPF a renouvelé une partie des membres de son bureau, suite aux élections de début 2017. Celles-ci ont engrangé un taux de participation de 28 %, pour un corps électoral de 400 000 propriétaires forestiers privés.

Un bureau partiellement renouvelé
Le bureau du CNPF se compose des membres suivants (de gauche à droite sur la photo) :
Charles de Ganay, président du Centre régional de la propriété forestière (CRPF) Bourgogne-Franche-Comté.
Daniel Quilici, vice-président du CRPF Provence-Alpes-Côtes d’Azur.
Claire Hubert, directrice du CNPF, un poste qu’elle occupe depuis octobre 2016.
Antoine d'Amécourt, président du CNPF et du CRPF Bretagne-Pays-de-la-Loire.
Anne-Marie Bareau, première vice-présidente du CNPF, présidente du CRPF Auvergne-Rhône-Alpes.
Yannick Bournaud, président du CRPF Occitanie.
Bruno Lafon, président du CRPF Nouvelle-Aquitaine.
Le CNPF compte onze délégations régionales au total.

Réuni en conseil d’administration, le CNPF a, de plus, adopté un plan d’actions, afin d’appliquer son nouveau contrat d’objectifs et de performance 2017-2021 (COP), signé avec le ministère en charge de la forêt.

Trois grands objectifs d’ici à 2021

Le COP 2017-2021 assigne trois grands objectifs à l’établissement public :
– mobiliser plus de bois par la gestion durable des forêts ;
– adapter les forêts au changement climatique ;
– moderniser le fonctionnement du CNPF, par l’adoption d’une « culture d’entreprise » et une diversification des ressources financières.

La récolte de bois ne s’accompagne pas d’objectif chiffré. Car selon Gilles Brouillet, porte-parole du CNPF :

« La mobilisation du bois reste conditionnée au marché et au développement des usages du bois, auquel nous pouvons modestement contribuer. De plus, nous ne sommes pas les seuls acteurs. Le programme national de la forêt et du bois (PNFB) fixe un objectif collectif qui sera décliné région par région, dans le cadre des plans régionaux, et nous y participerons pour la forêt privée. »

150 000 hectares de plus sous document de gestion

Les documents de gestion durable* restent la carte maîtresse du CNPF. Ils doivent couvrir 150 000 hectares supplémentaires sur 5 ans, d’ici à 2021. Il revient à l’établissement d’inciter les propriétaires privés à les adopter pour leurs forêts. En parallèle, le centre assure des missions d’animation territoriale et de formation des propriétaires forestiers privés.

« Il est envisagé qu’à terme, aucune demande de récolte ne soit nécessaire dans les forêts disposant d’un document de gestion durable (hors coupes dérogatoires) »,

énonce le COP 2017-2021 du CNPF, en concordance avec le plan national forêt-bois 2016-2026.

Une homogénéisation et une dématérialisation (via des téléprocédures) des documents de gestion durable se profilent. Notamment, un modèle de plan simple de gestion concerté doit favoriser le développement des groupements d’intérêt économique et environnemental forestiers (Gieef). En même temps, la création d’un document de gestion unique est en réflexion, au niveau national.

Le regroupement des parcelles, en termes de gestion, de travaux ou de foncier, est au programme. De même que des « synergies entre forêt publique et forêt privée », et des partenariats avec les coopératives forestières et les professionnels du secteur, tels que gestionnaires, experts forestiers, organisations professionnelles.

Changement climatique, label pour services écosystémiques

Dans le domaine du changement climatique, le CNPF doit « être moteur » en termes de recherche appliquée, souligne le COP. Réseau de placettes forestières expérimentales, évolution de la sylviculture, mise à disposition d’outils de diagnostic, comptent parmi ses modes d’action. Il s’investit dans la recherche et développement et l’innovation, en lien avec l’Office national des forêts (ONF), l’INRA ou encore l’institut FCBA et l’union des coopératives UCFF.

L’équilibre forêt-gibier dans les massifs concernés, la santé des forêts, leur résilience face aux risques de tempête ou d’incendie, sont d’autres sujets de travail gravés dans la feuille de route du CNPF. S’ajoute un projet de labellisation des services écosystémiques (carbone, eau…) et leur valorisation financière.

Enfin, le CNPF se prépare au renouvellement de ses équipes. Parmi ses quelque 460 techniciens, ingénieurs ou agents administratifs, 35 % sont âgés de plus de 55 ans.

Chrystelle Carroy/Forestopic

* Les documents de gestion durable englobent le plan simple de gestion (PSG), le règlement type de gestion (RTG), le code de bonnes pratiques sylvicoles (CBPS).

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