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Jeunes peupliers issus des recherches menées en France par le groupement d’intérêt scientifique INRA/Irstea/FCBA

La filière du peuplier sort la tête de l’eau


Lentement, la filière du peuplier se relève d’une crise qui lui a fait prendre conscience de sa fragilité. Les industriels du contreplaqué et de l’emballage léger qui s’approvisionnent dans les peupleraies redoutent encore une possible pénurie à l’horizon 2030. Dans le dossier de son numéro de mars 2018, Forêts de France fait le point sur ce secteur économique.


La filière populicole vient de traverser une période difficile : chute des plantations, marchés de l’emballage et du contreplaqué touchés par la crise économique et forte incidence sur le prix du bois. Globalement, depuis un an, le secteur semble sortir la tête de l’eau. Les plantations redémarrent lentement, les industriels ont de l’activité et les cours retrouvent un niveau économiquement acceptable pour le populiculteur.

L’ombre d’une pénurie plane sur la filière du peuplier

Mais, l’ombre d’une pénurie plane toujours sur le premier producteur européen de peuplier.

L’équation est simple. En considérant qu’il faut en moyenne 18 ans pour produire un peuplier d’1 m3, les 800 000 plants installés l’an dernier en France fourniront, à l’horizon 2035, 800 000 m3 de bois. Or, ce volume sera largement insuffisant pour satisfaire les besoins des industriels qui consommeront alors près d’1,5 million de m3. Moralité, il faudrait replanter du peuplier et la période paraît à bien des égards favorable.

Des industriels engagés dans la replantation

Après avoir dressé l’état des lieux de la filière populicole, Forêts de France présente les différents aspects de ce contexte favorable. Les propriétaires forestiers trouvent actuellement chez les pépiniéristes un matériel génétique de qualité, qui offre la possibilité de diversifier les origines pour limiter les risques. Les variétés (cultivars) les plus prometteuses proviennent d’Italie, de Belgique, des Pays-Bas et même de France.

La plantation de peupliers bénéficie par ailleurs d’un encouragement des industriels au travers de la charte « Merci le peuplier ». Depuis 2011 et son lancement dans l’ouest de la France, ce soutien des industriels, d’un montant de 2,50 euros par plant, a favorisé la mise en culture de 1 800 hectares de peupleraies. À l’image de la Nouvelle-Aquitaine, les régions populicoles renouvellent aussi leur confiance dans une filière vitale pour l’économie locale.

Prendre soin des arbres, produire du bois de qualité

La plantation ne suffira pas. Il faudra ensuite s’occuper de ces arbres, les tailler et les élaguer pour produire du bois de qualité, et donc le vendre à un juste prix. L’engagement des propriétaires à accompagner leur plantation jusqu’à la récolte dépend aussi d’une juste rémunération de leur travail. C’est une condition nécessaire pour ne plus voir des peupleraies à l’abandon, incapables de fournir du bois de qualité. Leur surface est aujourd’hui estimée entre 80 000 et 90 000 hectares, sur un total de 210 000 hectares. Beaucoup trop.

Pascal Charoy (Forêts de France)

Sur le même sujet dans L’Agora : Emballage léger en bois: créons une directive européenne «matériaux renouvelables»



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