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Cette forêt urbaine dont rêvent les Français

Cette forêt urbaine dont rêvent les Français

La ville idéale des Français ressemble à une forêt urbaine, selon un sondage mené par l’Ifop pour l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep). L’Unep y voit un révélateur des attentes de l’opinion, plus ou moins satisfaites selon les villes.

 

Imaginez une ville-forêt où les constructions se fondent dans la luxuriance du végétal ! Telle est la ville idéale du futur, selon un sondage réalisé par l’Ifop pour l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep). Rendue publique le 21 mars 2016, l’enquête a sondé un panel de 1 013 personnes, représentatif de la population française adulte. L’Unep y voit un révélateur des attentes de l’opinion, plus ou moins bien satisfaites sur le terrain.

L’Ifop a soumis, aux participants, des représentations de cités imaginaires, tirées de la science fiction ou de mythes. Deux sondés sur trois optent pour une ville végétale – Fondcombe ou Hautjardin.

Ils sont 37 % à porter leur choix sur Fondcombe, ville des elfes du Seigneur des anneaux, également appelée Fendeval selon les traductions (Rivendell, en anglais, ou Imladris). L’auteur, J. R. R. Tolkien, l’a mise en scène dans ses dessins. Fondcombe, la cité verdoyante, se laisse découvrir en fond de vallée, bordée d’un cours d’eau. Les arbres s’y dressent dans leur multitude, laissant deviner la présence de résineux et de feuillus.

En deuxième position (29 %), vient Hautjardin, cette place forte de la maison Tyrell, avec ses innombrables jardins, issue du Trône de fer, de George R. R. Martin.

Pour le reste, la préférence des sondés se répartit entre les vieilles pierres de l’Atlantide, les gratte-ciel de Batman et l’habitat troglodyte de Tatooine (La guerre des étoiles/Star Wars).

Résultat du sondage Unep/Ifop 2016

Un appel lancé aux décideurs locaux

Sur la base de cette enquête, l’Unep plaide, sans surprise, en faveur de son secteur d’activité :

« Pour répondre aux attentes des Français telles qu’elles sont clairement exprimées dans ce sondage, il est nécessaire que les villes fassent progresser leur budget espaces verts, qui n’est en moyenne que de 1,2 % du budget général »,

estime Catherine Muller, présidente de l’Unep.

L’Île-de-France en manque d’espaces verts

L’Unep s’attarde sur le cas des Parisiens : « Seuls quatre Parisiens sur dix ont accès à un jardin privatif, contre six Français sur 10 en moyenne dans les autres capitales régionales. » Certes, la ville de Paris nourrit des projets urbains qui tendent vers une présence accrue des arbres et du végétal, quoique sujets à polémique sur la forme de la procédure.

Par ailleurs, la Cour des Comptes publie, ce même 21 mars, un rapport sur la politique de l’Île-de-France en matière d’espaces verts, forêts et promenades. Les magistrats pointent « des déficits persistants en matière d’espaces verts publics urbains ou de proximité ». Ils préconisent « un suivi précis des projets d’aménagement portés par tous les acteurs concernés », tout en interrogeant l’avenir institutionnel de l’Agence des espaces verts (AEV) d’Île-de-France.

À plus long terme, le schéma directeur de l’Île-de-France (Sdrif) prévoit, d’ici à 2030, la création de 2 300 hectares de parcs et jardins, et 500 hectares de forêts. Mais il ne dit pas s’ils ressembleront à une ville-forêt inspirée de Tolkien.

Chrystelle Carroy/Forestopic

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