Publicité

Le prix des forêts continue à progresser en 2016, les transactions aussi

Les petites forêts tirent le marché
Le prix des forêts continue à progresser en 2016, les transactions aussi

Le marché des forêts connaît une hausse en France pour la deuxième année consécutive. Ce dynamisme reste d’abord le fait des parcelles de 1 à 10 hectares.

 

Les forêts se sont échangées, en 2016, à 4 100 euros l’hectare en moyenne. C’est 2,1 % de plus qu’en 2015. Cette valeur poursuit sa progression pour la deuxième année consécutive, selon l’indicateur 2017 du marché des forêts, publié par la Société forestière (Caisse des Dépôts) et les Safer – sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural –, avec la collaboration du bureau d’études Terres d’Europe-Scafr.

Quelque 17 500 transactions – un niveau record – ont totalisé 1,4 milliard d’euros (+ 23,8 %). En surface, elles représentent 120 000 hectares, soit 1,2 % des surfaces forestières privées françaises. Attrayant pour les investisseurs, le marché des forêts surfe sur de faibles taux d’intérêt.

 

Prix moyen des forêts 2007-2016

Indice d’évolution en valeur courante du prix moyen annuel des forêts non bâties (hors régions forestières Alpes-Méditerranée-Pyrénées et Corse). Infographie Forestopic. Source des données : Safer, Société forestière.

Une hausse des prix dans la plupart des régions

Cette tendance haussière se remarque dans la plupart des régions, à l’exception de l’Ouest, où les prix fléchissent tout en restant au-dessus de la moyenne, à 4 590 euros par hectare. Le Nord-Bassin parisien est le territoire où le prix des forêts augmente le plus, pour atteindre 6 370 euros l’hectare (+ 5,5 %).

« Les fortes variations régionales de prix peuvent davantage refléter la variation des forêts vendues d’une année à l’autre que l’évolution du prix du marché »,

avertissent les auteurs de l’indicateur.

L’attractivité des parcelles de 1 à 10 hectares

Ce dynamisme reste d’abord le fait des parcelles de 1 à 10 hectares, un marché à caractère local. L’attractivité des petites parcelles semble répondre, en premier lieu, à la recherche d’un espace de loisirs ou d’un approvisionnement en bois de chauffage. La Société forestière et les Safer n’observent pas d’impact du droit de préférence, instauré en 2010 au profit des riverains, en cas de vente d’un terrain boisé de moins de 4 hectares. La moitié des transactions concerne des biens de 1 à 2 hectares.

Le marché des biens de 50 à 100 hectares reste plutôt stable. De même pour les forêts de plus 100 hectares non bâties. Selon l’indicateur 2017 :

« La fermeture du segment des forêts de plus de 100 ha pourrait refléter la propension des propriétaires à conserver leur patrimoine, considéré comme valeur refuge depuis la crise de 2008. »

Qui achète les forêts ?

Les groupements forestiers, les banques et assurances, ou encore les institutionnels, autrement dit les personnes morales privées, ont acquis 43 300 hectares de forêts en 2016. C’est un niveau qui renoue avec les années précédant la crise de 2007-2008. Les particuliers, de leur côté, se sont portés acquéreurs de surfaces équivalentes (43 500 hectares au total).

C. C./Forestopic

Reproduction interdite sans autorisation écrite préalable.

Publicité

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. En naviguant sur ce site, vous acceptez leur utilisation.J’ai compris En savoir plus