Sur les pas de Michelin, Socfin opte pour le «zéro déforestation»

Hévéa
Sur les pas de Michelin, Socfin opte pour le «zéro déforestation»

Socfin vient d’adopter une politique « zéro déforestation ». Active notamment dans la plantation d’hévéas, la société est l’un des fournisseurs de caoutchouc naturel de Michelin.

 

Greenpeace se félicite de l’annonce faite par Socfin (société financière des caoutchoucs basée au Luxembourg et détenue à 38,75 % par le groupe Bolloré) de l’adoption des éléments clés d’une politique « zéro déforestation » et de la publication d’une note de « Politique de gestion responsable ».

Cette orientation concerne ses plantations de palmiers à huile et d’hévéas. Ces plantations se substituent bien souvent à des forêts primaires et secondaires, considérées pour leur rôle majeur dans le stockage de carbone.

Des milliers d’hectares de forêts tropicales

L’ONG estime que des milliers d’hectares de forêts tropicales détenus par le groupe pourraient être préservés au Congo-Kinshasa, à Sao Tomé-et-Principe, au Cameroun et au Liberia, pour peu que l’entreprise respecte ses engagements.

Socfin est au nombre des fournisseurs de caoutchouc naturel du manufacturier de pneumatiques Michelin qui s’est engagé cette année à une politique d’approvisionnement « zéro déforestation ».

La nouvelle politique de Socfin prévoit la publication des cartes des concessions et permis du groupe. Elle comprend l’utilisation de « différents outils de vérification tierce-partie tels que l’imagerie satellite, la certification et la consultation des parties prenantes extérieures ».

La méthode des stocks de carbone élevés

Dans son document de politique de gestion responsable, Socfin s’engage dans la démarche des zones à stocks de carbone élevés (« High carbon stock »). Le groupe mentionne qu’aucun développement ne peut être réalisé sans cartographies et études de ses concessions. Il s’interdit toutes nouvelles plantations ou infrastructures sur les tourbières. Il lui reste encore à résoudre les conflits en cours avec les populations locales. Le respect des droits coutumiers et individuels des communautés locales figure dans son document.

Bien évidemment, l’organisation Greenpeace assure, de son côté, qu’elle suivra la mise en œuvre de cette politique et restera vigilante.

La méthodologie des stocks de carbone élevés ou HCS différencie les terres dégradées pouvant être plantées et cultivées des zones forestières à protéger. Elle intègre également l’information et le consentement des populations locales préalablement à tout projet de plantations.

Martine Chartier/Forestopic

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