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Forum forêt: dans l’arbre, tout est bon!

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Forum forêt: dans l’arbre, tout est bon!

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Du bois destiné à la construction, jusqu’aux graines de sapin utilisées en cosmétique, les arbres de la forêt nous offrent de multiples ressources. Encore faut-il que les retombées en bénéficient aux acteurs de la filière, à commencer par les forestiers.

 

Mettre le bois au cœur des bâtiments bas carbone et élargir les usages du bois à la faveur de l’économie circulaire comptent parmi les enjeux d’avenir pour la filière forêt-bois. Ce furent deux des thèmes développés lors de la conférence du Forum forêt qui s’est tenue le mois dernier à Paris, organisée par Fransylva et le Centre national de la propriété forestière (CNPF), avec divers partenaires*.

Structures mixtes, bois reconstitué, CLT

« En construction, c’est dans la structure que le bois est le mieux »,

analyse Georges-Henri Florentin.

Le directeur général de l’institut technologique FCBA évoque ainsi les structures horizontales et verticales ou les escaliers en bois de l’architecture haussmannienne.

Michel Veillon, directeur d’Ossabois, dresse le même constat :

« Dans 90 % de nos fabrications, le bois ne se voit pas. »

Des pistes d’innovation s’annoncent dans les développements mixtes, où le bois se combine avec d’autres matériaux comme le béton.

« Avec la reconstitution du bois, le lamellé-collé, le panneau de fibre, il y a de l’avenir pour le bois français »,

complète Michel Veillon, d’Ossabois.

Quant au bois lamellé-croisé (cross laminated timber, CLT), ce segment en est encore à ses prémisses dans l’Hexagone, « quasi inexistant en volume », selon Michel Veillon, mais qui permet de gagner en hauteur, quand l’ossature bois se limite souvent à trois ou quatre étages, indique-t-il.

Les immeubles de grande hauteur, en projet à Bordeaux Euratlantique ou à Marne-la-Vallée, pourront être source d’économies d’échelle. Avec encore des défis à relever.

Les espoirs du bas carbone

« Le bois reste peu présent dans la culture du génie civil en France, mais il a un fort potentiel », observe Georges-Henri Florentin, du FCBA. De plus, « une habitude a été prise, de s’approvisionner dans les pays voisins plus compétitifs », constate Sylvie Alexandre, déléguée interministérielle pour la forêt et le bois.

Pour permettre au bois d’exprimer ses potentialités, son bilan carbone avantageux est à mettre en avant, voire sa faculté à être recyclé, selon les intervenants. Un tel positionnement arrime le secteur à la performance environnementale, et pas seulement à la compétitivité économique.

D’où les espoirs suscités par le label pilote « bâtiment bas carbone » (BBCA), qui mesure l’empreinte carbone d’un bâtiment tout au long de son cycle de vie.

Les feuillus, au centre de toutes les attentions

Du côté des forestiers, la question demeure : comment choisir aujourd’hui les essences qui seront demandées par le marché, une fois que les arbres seront arrivés à maturité, dans plusieurs décennies ? Les intervenants s’accordent sur les critères qui peuvent orienter les itinéraires sylvicoles, la résistance mécanique des bois, leur durabilité, la longueur de leur fibre.

Tandis que la forêt française est en majorité feuillue, Rémi Foucher, propriétaire forestier en Seine-et-Marne, interpelle :

« Des acacias, des châtaigniers, poussent comme des chiendents autour de chez moi, pourquoi est-ce que ce ne serait pas aux industriels de trouver des process pour ces essences, plutôt qu’au propriétaire forestier de mettre au point des techniques audacieuses qui ne rapportent rien. »

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