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Le prix Archi’bois pour «un électrochoc au sein des écoles d’architecture»

Présentation du projet lauréat d’Archi’bois 2019 au Pavillon de l’arsenal à Paris, le 16 mai 2019 (crédit photo: Fonds Archimbaud)
Le prix Archi’bois pour «un électrochoc au sein des écoles d’architecture»

Au terme de sa première édition, le prix Archi’bois vient de désigner ses lauréats 2019. Une initiative du fonds Archimbaud, dédiée à la construction bois.

 

« Pour l’implication des jeunes dans les futures constructions en bois et pour un électrochoc au sein des écoles d’architecture. »

Donner plus de place à la construction bois dans l’enseignement des écoles d’architecture, telle est l’une des raisons d’être du prix Archi’bois, selon les termes de Jean-Pascal Archimbaud, président éponyme du groupe industriel du bois. Ce concours sur le bois dans l’architecture et l’aménagement urbain vient de clore sa première édition. C’est une initiative organisée et financée par le Fonds Archimbaud, lequel s’anime d’une double mission, économique et sociétale.

Le prix Archi’bois se veut « un concours d’idées réservé aux étudiants » qui suivent un cursus d’architecte, de paysagiste ou d’ingénieur en France. Pour l’occasion, Archimbaud s’est allié à l’école nationale d’architecture Paris-Val de Seine.

L’édition 2019 a distingué trois équipes lauréates. Elles reçoivent chacune une gratification de 3 000 à 5 000 euros.

Le premier prix revient au projet « 1 750 m », soit un « établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes » ou EHPAD, jumelé avec une école primaire. Les deux étudiants qui ont conçu cette construction bois, Thibaut Blondet et Émile Bruneau (ENSA Paris-La Villette), imaginent ainsi de « créer du lien intergénérationnel afin que les patients retrouvent la joie de vivre en transmettant leur savoir aux enfants ».

Le projet, proposé pour la ville du Havre, tire son nom de la pente douce de 1 750 mètres qui parcourt l’établissement. Un espace de circulation où les usagers peuvent déambuler, et même s’y rencontrer et tisser du lien social.

Le deuxième prix récompense « La Traboule contemporaine » d’Antoine Leriche et Ducan Driffort (ENSA Paris-Val de Seine). Ce concept d’immeuble de logements, pensé pour le Vieux Lyon, évoque un système urbanistique inspiré des « traboules », ces passages dérobés dont la cité rhodanienne est familière. L’édifice marie la pierre et une préfabrication en bois massif chevillé, donc sans colle.

Le troisième prix distingue le projet « Cité Montsouris » de Valentin Boinet, Aymeric Brouez et Baptiste Chauvin (ENSA Versailles). Un programme de 64 logements, avec jardin participatif, marché couvert, aire de jeux et commerces éphémères, pour la ville de Paris. « Le bois est lisible en façade grâce à l’emploi d’un polycarbonate biosourcé », souligne l’équipe.

Le président du jury, Jean de Gastines, architecte et associé du japonais Shigeru Ban, apporte un commentaire sur les projets non retenus :

« Souvent, les étudiants n’ont pas assez ouvert leur cœur sur ce qu’ils avaient en eux. Allez plus loin dans vos idées. »

Le fonds Archimbaud prépare déjà la prochaine édition d’Archi’bois, prévue en 2020 et susceptible de s’élargir à l’international, dans un premier temps à d’autres pays francophones.

C. C./Forestopic

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