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Reforest’Action plante des milliers d’arbres grâce au ecommerce

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Reforest’Action plante des milliers d’arbres grâce au ecommerce

Planter un arbre pour un euro de plus, c’est ce que propose Reforest’Action aux internautes pour compenser les émissions de CO2 liées à leurs achats en ligne.

 

Proposer aux internautes de financer la plantation d’un arbre lors de leurs achats sur Internet : c’est le principe d’une application logicielle, lancée par Reforest’Action. L’objectif pour l’internaute ? Compenser les émissions de carbone liées à ses emplettes. Et pour Reforest’Action ? Financer ses projets de boisement ou reboisement.

Aujourd’hui, l’entreprise change de braquet, comme l’explique son président-fondateur, Stéphane Hallaire :

« Nous faisons évoluer le module pour que le site marchand puisse sélectionner le lieu de plantation. Il peut opter pour l’international avec des retombées internationales fortes, comme à Haïti. Lorsque ses clients sont basés en France, il peut proposer à l’internaute une forêt dans un rayon de 20 ou 50 km autour de chez lui. »

Cette initiative de financement participatif, débutée il y a un an, a été présentée au festival du numérique Futur en Seine, qui s’est tenu à Paris, du 9 au 19 juin 2016.

Près de 10 000 arbres plantés en un an

À ce jour, plus de 200 sites de commerce en ligne intègrent ce module, avec près de 10 000 arbres plantés en un an. Un internaute sur cinq saute le pas et ajoute 0,99 euro à ses achats, le plus souvent du textile ou des accessoires de mode.

Une fois déduits les frais bancaires, la somme alimente Reforest’Action. « Le site Internet partenaire ne touche rien », précise Stéphane Hallaire.

Les 99 centimes financent la plantation d’un arbre en totalité à l’international et, en partie, lorsqu’elle a lieu en France.

À l’international, Reforest’Action recrute des pépiniéristes et des techniciens forestiers, « pour accompagner les villageois qui plantent chez eux ».

En France, ce montant va jusqu'à 2,50 euros par arbre, pour l’achat des plants et la prestation du planteur, en forêt publique ou privée. En vue d’identifier, puis de suivre les projets à financer, Reforest’Action s’appuie sur Fransylva, organisme professionnel des forestiers privés, sur des pépiniéristes, ou encore des experts forestiers.

« Nous n’imposons pas de certification. Mais dans les faits, la plupart des projets, en France, sont certifiés PEFC »,

indique Stéphane Hallaire.

Plus de carbone dans un arbre que dans un objet acheté

Selon Stéphane Hallaire, la compensation carbone est au rendez-vous :

« Avec un panier d’achat moyen de 80 euros TTC, 99 % des objets commandés sur Internet émettent moins de CO2 que ce que stocke un arbre. Un arbre représente en moyenne 150 kg de CO2 sur ses 30 premières années, la période où il stocke le plus de carbone. »

Reforest’Action base ses chiffres :
– sur les données fournies notamment par des fédérations d’entreprises, pour le calcul de l’empreinte carbone des biens achetés en ligne (ce qui ne prend pas en compte le transport) ;
– sur les expertises de forestiers pour ce qui est du stockage de CO2 par les arbres.

Les travaux en cours, pilotés par l’Institute for climate economics (I4CE), pourraient, à l’avenir, consolider ces projets avec des crédits carbone certifiés.

Depuis son lancement en 2010, l’entreprise a permis de planter plus de 800 000 arbres. Basée dans les Hauts-de-Seine, Reforest’Action (5 Continents) compte six salariés aujourd’hui, et assure tripler son activité en France chaque année.

Chrystelle Carroy/Forestopic

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