Export des grumes: les parlementaires attendent des réponses du gouvernement

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Export des grumes: les parlementaires attendent des réponses du gouvernement

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Les parlementaires montent au créneau pour obtenir des réponses du gouvernement quant aux exportations de grumes vers la Chine et aux exigences phytosanitaires, censées évoluer au 1er juillet.

 

Plusieurs parlementaires ont questionné, ces derniers jours, le ministre chargé de la forêt au sujet de la filière bois.

Isabelle Debré, sénatrice des Hauts-de-Seine, interpelle le ministre sur la situation économique « extrêmement préoccupante » de la filière de transformation du bois en France. Un secteur qui représente 100 000 emplois directs, renchérissent Philippe Bonnecarrère, sénateur du Tarn, et Corinne Imbert, sénatrice de Charente-Maritime.

« Aspiration massive des grumes françaises »

Isabelle Debré se préoccupe à son tour des volumes en baisse de bois de chêne disponibles pour les scieries françaises. Ils sont passés, indique-t-elle, de 2,45 millions de m3 en 2007 à 1,25 million de m3 en 2014. Environ 40 % de la production française de grumes de chêne part à l’export*. La sénatrice pointe les exportations en croissance de cette matière première vers la Chine.

Colette Giudicelli, sénatrice des Alpes-Maritimes, évoque une « aspiration massive des grumes françaises par le continent asiatique et plus particulièrement la Chine ».

« La France se prive de nombreux emplois »

Isabelle Debré constate :

« La France se prive de nombreux emplois dans la filière bois, la transformation nécessitant dix emplois directs quand l’abattage et l’exportation n’en mobilisent qu’un seul. »

Gilbert Barbier, sénateur du Jura, demande au ministre :

« Dans quelle mesure l’application du programme national forêt-bois (PNFB) validé le 8 mars 2016 sera mise en œuvre rapidement, notamment le volet consacré à la politique d’exportation pour renforcer la promotion du bois français à l’international. »

Nouveau report pour la restriction de la cyperméthrine ?

Dans ces prises de position, résonne aussi l’échéance du 1er juillet 2016. Plusieurs fois reportées, des restrictions doivent alors entrer en vigueur sur l’usage de la cyperméthrine, un insecticide, commercialisé sous les noms Forester ou Profore, pulvérisé en bordure de forêt sur les bois pour les traiter contre les insectes xylophages et sous-corticaux.

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