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Plants forestiers: les feuillus repartent à la hausse, les résineux se maintiennent

Le chêne sessile enregistre une hausse de 14 %
Plants forestiers: les feuillus repartent à la hausse, les résineux se maintiennent

Le marché des plants forestiers progresse de 2 % en France. Les feuillus enfourchent une vague haussière. Parmi les résineux, le pin maritime voit ses ventes s’éroder.

 

Il s’est vendu 73,5 millions de plants forestiers en France en 2015-2016, soit 2 % de plus qu’en 2014-2015. Si le marché des résineux reste stable, les plants de feuillus progressent de 11 % et les plançons de peupliers bondissent de 17 %, selon les statistiques compilées par l’Irstea.

Espèces d’arbres Nombre de plants vendus Variation annuelle
Pin maritime 41 141 731 - 7 %
Douglas 10 215 538 + 25 %
Chêne sessile 3 679 354 + 14 %
Épicéa 2 621 812 + 1 %
Pin à encens 2 511 735 + 55 %

Le top 5 des espèces les plus vendues en France en 2015-2016 et variation par rapport à 2014-2015, hors boutures pour taillis à courte rotation (source : Irstea)

Plus de 20 % de croissance pour le robinier

Les ventes de feuillus repartent à la hausse. Pour autant, avec 8,5 millions de plants, leur niveau reste inférieur à la moyenne des 10 dernières années. Le chêne, sessile et pédonculé, le hêtre commun, connaissent des croissances supérieures à 10 %, contre plus de 20 % pour le robinier. Plus de 700 000 plançons de peuplier ont été vendus sur la période.

Le frêne commun est en chute libre depuis plusieurs années. Il passe en-deçà des 60 000 plants écoulés. « La maladie provoquée par le champignon Chalara fraxinea explique la prudence des propriétaires et des reboiseurs pour cette espèce », observe l’Irstea.

Le pin à encens, cinquième essence de reboisement

Les résineux restent stables (+ 1 %). Ils continuent à représenter l’essentiel du marché, avec 64 millions de plants mis sur le marché.

Le pin maritime constitue plus d’un plant commercialisé sur deux au global. La reconstitution du massif des Landes de Gascogne, en Nouvelle-Aquitaine, se poursuit, en effet, suite à la tempête Klaus de 2009. Néanmoins, cette essence voit ses ventes s’éroder de 7 %, notamment en raison de problèmes de fructification rencontrés dans les vergers à graines.

Le pin à encens caracole à un niveau historique (2,5 millions de plants). Il devient la cinquième essence de reboisement.

Le douglas se hisse au-dessus des 10 millions de plants, grâce à une croissance de 25 %. Le mélèze hybride connaît lui aussi une forte hausse (+ 45 %).

Les invendus au plus bas

Les invendus tombent au « niveau le plus bas jamais enregistré », soit 1,7 million de plants, selon les analystes de l’Irstea qui en concluent :

« Il montre une adéquation croissante entre les disponibilités en plants dans les pépinières et les besoins de la filière pour les chantiers de reboisement. […] A contrario, une trop faible marge de sécurité des pépiniéristes sur les espèces les plus demandées peut être source de tensions sur le marché. Mais il revient aux acheteurs de plants d’en tenir compte et de mieux planifier leurs approvisionnements en plants. »

Il s’importe plus de plants forestiers (2 millions) qu’il s’en exporte (1,5 million de plants).

Le marché analysé se constitue de 169 sociétés, dont 151 pépiniéristes et 18 entreprises actives dans le négoce ou les travaux forestiers.

Chrystelle Carroy/Forestopic

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