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Le fonds Plantons pour l’avenir veut décupler ses actions de reboisement d’ici à 2025

Planteur
Le fonds Plantons pour l’avenir veut décupler ses actions de reboisement d’ici à 2025

Le reboisement est une clé pour le renouvellement de la forêt. Partant de là, le fonds de dotation Plantons pour l’avenir entend soutenir la plantation de 10 millions d’arbres en France d’ici à 2025.

 

Le fonds Plantons pour l’avenir vient de lancer son quatrième appel à projets à l’attention des forestiers privés – appel à projets qui se clôture le 6 janvier 2017. Depuis sa création il y a 2 ans, le fonds a soutenu 54 projets de reboisement, soit plus de 350 000 arbres plantés en France métropolitaine. Près de 300 ha ont été reboisés ou sont en voie de l’être.

Plantons pour l’avenir poursuit sur sa lancée. La structure entend atteindre 800 ha replantés en 2017, et 8 000 ha d’ici à 2025. Cela nécessiterait 10 millions d’euros de financement, en l’occurrence des dons provenant du mécénat, soit dix fois plus que ce que le fonds a récolté jusqu’à présent.

Une quarantaine d’entreprises mécènes

Le financeur a recueilli, en 2 ans, près d’un million d’euros de dons auprès d’une quarantaine d’entreprises dans le cadre de leur politique de responsabilité sociétale (RSE). Parmi ces mécènes, figurent Nestlé, le Crédit agricole Aquitaine et Groupama, ou encore les papetiers Smurfit Kappa et Fibre Excellence. D’autres acteurs de la forêt et du bois comptent parmi ses soutiens, dont la scierie Archimbaud, le groupe Thébault, fabricant de panneaux en bois contreplaqué, ou Cheminées Poujoulat.

Fondé en septembre 2014 par Alliance Forêts Bois, en collaboration avec d’autres coopératives de l’Union de la coopération forestière française (UCFF), Plantons pour l’avenir appuie sa démarche sur son statut de fonds de dotation. Cela en fait une structure dont la mission d’intérêt général est encadrée par la loi et officiellement reconnue.

Aider les parcelles forestières dans l’impasse

Le soutien au reboisement cible les parcelles forestières « dans le besoin ». Tancrède Neveu, directeur délégué de Plantons pour l’avenir, explique :

« Nous aidons les propriétés qui se trouvent dans une impasse technique, économique ou écologique, dont les peuplements sont dégradés ou dépérissant, et où la valorisation du bois ne suffit pas à payer le reboisement. »

Chaque propriétaire forestier privé sélectionné reçoit une avance remboursable à taux zéro qui finance jusqu’à 75 % du projet. Il dispose de 30 ans pour la restituer. En cas de dégâts, dus à une tempête ou à des ravageurs, le fonds est assuré pour le compte de la parcelle.

Que deviennent les fonds remboursés ? « Nous les remettrons dans le circuit et nous continuerons à financer des projets », répond Tancrède Neveu. L’idée est donc de remettre l’ouvrage sur le métier. Et l’ouvrage ne manque pas, rappelle le responsable :

« En France, 70 millions d’arbres sont plantés chaque année. Il s’en plantait le double il y a 15 ans. »

La démarche de gestion durable, un prérequis

Le propriétaire forestier s’engage à rembourser la somme perçue. Il doit aussi entrer dans un cycle d’entretien de son peuplement, faire sien les documents de gestion durable*, adhérer à une démarche de certification forestière, PEFC ou FSC, ou se disposer à le faire. Le cahier des charges définit ainsi les bénéficiaires :

« Propriétaires privés, personne morale ou physique, engagés dans des démarches de gestion durable et dont le dossier est signé par un gestionnaire forestier professionnel (GFP) ou un expert forestier – ceci afin de garantir la qualité des projets. »

Le profil type du projet soutenu, jusqu’à présent, porte sur 5 ha en moyenne, avec une enveloppe de 7 500 euros. Que ce soit dans le sud-ouest, le centre ou l’est de la France. Les Hauts-de-France pourraient faire partie des prochaines destinations pour ces actions de boisement ou reboisement.

Quant aux donateurs, ils bénéficient de retombées en termes d’image, et des réductions d’impôts liées au statut de fonds de dotation. Les mécènes deviennent aussi acteur d’une filière dont ils sont, pour certains, déjà partie prenante, comme peut l’être Nestlé, utilisateur d’emballages, de palettes et même de plaquettes forestières.

Chrystelle Carroy/Forestopic

* Les documents de gestion durable comprennent le schéma régional de gestion sylvicole, le plan simple de gestion agréé (à partir de 25 ha), le code de bonnes pratiques sylvicoles, le règlement type de gestion.

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