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Sophie Pitocchi promue directrice de Groupe coopération forestière

Sophie Pitocchi, directrice de GCF
Sophie Pitocchi promue directrice de Groupe coopération forestière

Après un début de carrière dévolu au bois énergie, Sophie Pitocchi prend la direction de Groupe coopération forestière (GCF), une coopérative de coopératives.

 

Sophie Pitocchi vient d’être nommée directrice de Groupe coopération forestière (GCF). Elle y avait la charge, depuis 2011, du pôle dédié au bois énergie.

À la tête de GCF, Pierre Ducray lui a passé la main en juillet 2017. Il partageait son temps, jusqu’alors, entre la direction de GCF et celle de la coopérative Nord Seine Forêt. Il se consacre pleinement, désormais, à cette dernière.

La casquette de chargé de mission bois énergie revient à Lucas Schrepfer qui occupe, depuis fin 2015 à GCF, son premier poste.

GCF, coopérative nationale, a pour membres les 19 coopératives forestières actives en France, ainsi que leurs filiales. Avec sept collaborateurs (pas tous à temps plein), GCF mène des actions mutualisées dans la certification PEFC et ISO, la vente de bois, les achats groupés, la formation, la recherche et développement (R&D).

C’est par la porte du bois énergie que Sophie Pitocchi est entrée dans la filière forêt-bois. Diplômée d’AgroParisTech-Nancy (ex-Engref) au milieu des années 2000, elle effectue d’abord quelques missions notamment au sein de l’Office national des forêts (ONF).

À compter de 2006, la femme ingénieur anime, au sein de l’Union de la coopération forestière française (UCFF), des opérations liées à la R&D et au bois énergie.

À partir de fin 2008 et pour 3 ans, elle coordonne, à la Fédération des communes forestières (FNCOFOR), le programme « 1 000 chaufferies bois en milieu rural » – qui s’est déroulé de 2007 à 2012. Il s’agissait d’accompagner les petites communes dans la création de chaufferies, tout en intégrant les enjeux d’approvisionnement territorial.

Après cet intermède dans la sphère publique, c’est donc fin 2011 que Sophie Pitocchi revient à la coopération forestière. Plusieurs chantiers attendent la trentenaire aujourd’hui, dont l’accompagnement au déploiement informatique des coopératives, l’adoption de la norme de qualité ISO 9001, orientée vers la satisfaction des clients (et l’abandon de l’ISO 14001), la R&D.

Le numérique concerne la traçabilité du bois par exemple, avec le programme national Emobois, en cours de déploiement :

« Nous travaillons, avec d’autres partenaires de la filière, à fiabiliser l’information, que ce soit du propriétaire forestier jusqu’à la scierie, ou d’un prestataire de broyage jusqu’à la chaufferie. Ceci afin que les données collectées sur un chantier et transmises à l’opérateur suivant ne se perdent pas et qu’elles utilisent le même langage »,

décrit Sophie Pitocchi.

De plus, l’UCFF vient d’opérer, vers GCF un transfert d’activités de R&D. La coopérative de coopératives participe à plusieurs projets collaboratifs. Par exemple, « Respire »* sur l’impact d’un prélèvement accru de menus bois sur les sols forestiers, ainsi que l’apport de minéraux par épandage de cendres – un programme de 3 ans qui doit se terminer fin 2017. Ou « Le douglas, du plant à l’arbre »*, une initiative pilotée par GCF et retenue par le récent appel à projets sur l’innovation et la forêt. Elle vise à revigorer la production du douglas et le reboisement avec cette essence. Cela passe par la lutte physique contre l’hylobe, un charançon qui s’attaque aux résineux, ou le développement d’une nouvelle canne à planter.

Chrystelle Carroy/Forestopic

* Partenaires de « Respire » : GCF, INRA, ONF, universités de Lorraine et de Rouen, AgroParisTech, avec un cofinancement Ademe.
Partenaires du projet « Le douglas, du plant à l’arbre » : GCF, INRA, université de Limoges, FCBA, constructeurs de matériel forestier.

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