Huit syndicats de la construction bois ne font plus qu’un dans l’UICB, avec des projets carbone et biosourcé

Bâtiment à ossature bois réalisé en 2010 pour le Crédit agricole à Aurillac, mobilisant notamment du douglas et de l’épicéa, et signé par Afaa Architecture (photo: droits réservés)
Huit syndicats de la construction bois ne font plus qu’un dans l’UICB, avec des projets carbone et biosourcé

L’Union des industriels et constructeurs bois (UICB) veut simplifier sa gouvernance et gagner en visibilité. Ce faisant, la comptabilité carbone dans la construction, le label biosourcé, comptent parmi ses priorités.

 

L’UICB annonce que huit de ses syndicats membres fusionnent en son sein. Ces huit entités sont :
– Afcobois, syndicat français de la construction bois ;
– Afeb, Association des fabricants d’escaliers en bois ;
– Apibois, syndicat des industriels de la poutre en I à base de bois ;
– BAB, Bâtiments agricoles en bois ;
– CLT-France, association pour le développement des panneaux en bois lamellé croisé ;
– Scibo, Syndicat de la charpente industrialisée en bois ;
– SNBL, Syndicat national du bois lamellé ;
– Symob, Syndicat des constructeurs et fabricants de maisons à ossature bois.

Auparavant, l’UICB comptait neuf syndicats membres. Mais l’un d’eux, Renforcement Bois Résines (RBR), disparaît.

De plus, trois structures restent membres de l’union professionnelle en tant qu’organisation associées :
– l’Association des industriels de la construction biosourcée (AICB), qui a rejoint l’UICB en 2017 ;
– l’Association technique des fabricants de blocs portes techniques (ATF-BPT) ;
– le Syndicat national des applicateurs de la préservation du bois (SNAPB).

L’ensemble représente quelque 300 entreprises de la construction bois, et plus de 40 000 salariés (emplois directs).

Afcobois est devenu membre partenaire de France Bois Forêt (FBF), début 2019, et c’est désormais l’UICB qui tient ce rôle.

Une gouvernance renouvelée
Le conseil d’administration de l’UICB se compose comme suit :
– président : Frédéric Carteret (Ami Bois) ;
– vice-présidents : Bertrand Minot (groupe Minot) et Philippe Soravia (Escaliers Magnin) ;
– trésorier : Philippe Belliard (Belliard) ;
– administrateurs titulaires : Marc Bonneau (Sicob), Dominique Charmoille (Charm’Ossature), Olivier Joreau (Cavac), Bruno Mace (Roinet), Bruno Malerba (groupe Malerba), Christophe Thuault (Groupe Tanguy). Les équipes permanentes restent en place. L’UICB a pour délégué général Romain Canler.

La RE2020, un rendez-vous pour le bois et le carbone

Dans sa pile de dossiers, l’UICB recomposée en a quelques-uns de prioritaires. Le rôle de la construction bois en matière de séquestration de carbone est de ceux-là. L’organisation plaide pour la définition d’un indicateur sur la quantité de carbone stocké dans le bâtiment. De plus, précise Romain Canler, délégué général de l’UICB :

« Dans le cadre de la réglementation environnementale RE2020, nous souhaitons voir s’appliquer des objectifs chiffrés ambitieux, tant pour les seuils de stockage carbone dans le bâtiment que pour les plafonds de production de CO2 au-delà desquels les constructions ne seront plus autorisées. »

Ainsi, des projets de bâtiments ne pourraient se construire, si leur bilan carbone s’avère médiocre.

La RE2020 doit s’appliquer aux constructions neuves à partir du 1er janvier 2021. Les performances énergétiques et environnementales des bâtiments neufs comprennent notamment la « limitation de l’empreinte carbone par le stockage du carbone » durant la vie du bâtiment, selon la loi Élan de 2018.

La démarche des entreprises de la construction bois fait ainsi écho à celle des parcs naturels régionaux de France. Fin 2019, leur fédération prenait position pour une méthode de calcul carbone qui ne pénalise pas les matériaux biosourcés et qui prenne en compte le moment où a lieu le stockage de carbone, ou son émission, durant le cycle de vie.

Préfabrication, label biosourcé révisé, économie circulaire

Parmi les textes attendus dans la foulée de la loi Élan, les professionnels anticipent la publication de deux arrêtés. Ces mesures doivent permettre aux chantiers de constructions préfabriquées de jouer à égalité avec d’autres types d’ouvrages. D’une part en matière d’échéanciers de paiement et de grille du contrat de constructeur de maison individuelle (CCMI). D’autre part, avec une meilleure reconnaissance des projets organisés en macro-lots.

De plus, l’UICB appelle à la « publication rapide » du décret instituant le label « Bâtiment biosourcé » révisé.

Dans le domaine de l’économie circulaire, les spécificités des matériaux biosourcés sont à prendre en compte, selon l’organisation, dans le cadre de filières de collecte et de valorisation des déchets du bâtiment.

C. C./Forestopic

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