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La cagette bois en pince pour le recyclage

Le SIEL vise zéro cagette en enfouissement, en déchets d’activités économiques, ou en énergie sans valorisation
La cagette bois en pince pour le recyclage

Pour rendre encore plus durables les emballages légers en bois, la profession entend faire progresser la valorisation de ces contenants après usage, sous forme de matière, voire d’énergie.

 

Une fois arrivées en fin de vie, environ 30 % des cagettes bois du marché français se destinent au recyclage, selon des chiffres du Syndicat national des industries de l’emballage léger en bois (SIEL-Grow). Un comble pour un matériau qui peut se recycler à 100 % en panneaux de particules ou en copeaux de paillage ou de compostage ?

En vue de remédier à cette situation, le SIEL publie le guide Optimisez le recyclage et la valorisation de vos cagettes bois, avec le soutien de l’Ademe et de l’interprofession France Bois Forêt (FBF), et en partenariat avec la fédération des grandes enseignes de la distribution Perifem et celle des entreprises du recyclage, Federec.

140 000 tonnes par an de cagettes bois à collecter

Certes, ce taux de recyclage pourrait se révéler supérieur à 30 %. En effet, sur environ 140 000 tonnes, soit 400 000 m3 de cagettes usagées par an, 24 % rejoignent les déchets d’activités économiques qui peuvent eux-mêmes s’orienter vers la valorisation sous forme de matière ou d’énergie, ou vers la décharge. S’ajoutent, par ailleurs, quelque 36 000 m3 de cagettes réutilisées, sans passer par les étapes de broyage, criblage et extraction des agrafes et des clous (déferraillage), préalables à une transformation pour d’autres usages.

Gisement et devenir des cagettes usagées, sur un total de 440 000 m3 par an (y compris réutilisation). DAE : déchets d’activités économiques (ex-DIB). Source : Syndicat national des industries de l’emballage léger en bois. Infographie Forestopic.


Pour valoriser les cagettes, cageots, caissettes et autres bourriches, il faut d’abord les trier, voire les compacter, et en organiser la collecte. Ce sont les enjeux couverts par le guide. Et ceci, que l’initiateur soit une collectivité, pour ses marchés forains, un hypermarché, un marché de gros ou même un restaurant. Dans ces secteurs, les emballages légers en bois servent de contenants pour les fruits et légumes, les produits de la mer ou le fromage, qu’ils soient constitués de bois de peuplier, de pin maritime ou sylvestre ou encore d’épicéa, voire de hêtre.

Priorité à la valorisation matière ou énergie

Olivier de Lagausie, délégué général du SIEL, résume :

« Notre objectif est d’atteindre zéro cagette en enfouissement, en déchets d’activités économiques, ou en énergie sans valorisation. »

Autrement dit, priorité à la valorisation sous forme de matière ou d’énergie, dans les chaufferies par exemple.

Dans le cadre de ces travaux, le SIEL a missionné Emmanuel Naudin, consultant d’ITG, qui a mené plus de 80 diagnostics depuis 2015.

De nouveaux objectifs européens pour les emballages bois

La réglementation donne la primeur à la valorisation matière. Et les emballages usagés en bois font l’objet de nouveaux objectifs de recyclage, à 25 % en 2025, et à 30 % en 2030, selon les lignes directrices sur l’économie circulaire, adoptées en mai 2018 par les États membres de l’Union européenne. En France, les déchets de bois entrent déjà dans le champ des obligations de tri pour les entreprises ou organisations (décret dit « cinq flux » du 10 mars 2016).

Chrystelle Carroy/Forestopic

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