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Greenpeace International quitte l’organisme de certification forestière FSC

Greenpeace International quitte l’organisme de certification forestière FSC

Greenpeace autorise ses bureaux locaux à maintenir leur adhésion à FSC, dans les pays « à plus forte gouvernance ». Au même moment, Le Commerce du Bois réfute toute confusion entre bois tropical et bois illégal.

 

Greenpeace International a annoncé, le 26 mars 2018, sa décision de quitter FSC. Greenpeace, qui est l’un des membres fondateurs de l’organisation de certification forestière, se justifie ainsi :

« Nous n’avons plus confiance en la capacité de FSC seul à garantir systématiquement assez de protection, en particulier quand les forêts font face à des menaces multiples. FSC n’est pas appliqué de manière systématique dans toutes les régions, en particulier là où la gouvernance est faible. »

Greenpeace autorise ses bureaux locaux à maintenir leur adhésion à FSC, dans les pays « à plus forte gouvernance ». C’est le cas pour le Canada, les États-Unis d’Amérique, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, et d’autres dans le futur, selon FSC qui précise dans un communiqué :

« La décision de Greenpeace International ne change pas la dynamique ni l’objectif de FSC dans son approche de consensus équilibré entre les chambres [économique, sociale, environnementale]. »

Greenpeace appelle à plus de transparence dans la gestion forestière, notamment par la publication de cartographies des zones d’approvisionnement en bois.

Le même jour, l’organisation professionnelle Le Commerce du Bois (LCB) a réagi à un rapport de l’association environnementale pointant du doigt l’importation, au sein de l’Union européenne notamment, de bois illégal venant d’Amazonie (Brésil), du bois ipé :

« Sans contester la réalité du bois illégal dans ce pays comme dans d’autres, y compris en Europe, LCB souhaite rappeler que les importateurs de bois adhérant à sa procédure de diligence raisonnée, sont en conformité avec le règlement bois de l’Union européenne (RBUE), exigeant une politique d’achat de bois exemplaire et responsable. »

Selon LCB, le rapport de Greenpeace se base sur six exemples d’exploitations non représentatives.

C. C./Forestopic

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