L’ONF va déménager dans un immeuble en bois et héberger un incubateur d’entreprises

Siège social actuel de l’ONF à Paris
Siège social actuel de l’ONF à Paris (crédit photo: CC/Forestopic)
L’ONF va déménager dans un immeuble en bois et héberger un incubateur d’entreprises

Le projet d’un immeuble en bois se précise pour le siège social de l’Office national des forêts (ONF). Le déménagement est prévu fin 2020.

 

Ce sera un immeuble à ossature bois ! Le conseil d’administration de l’Office national des forêts (ONF) vient d’autoriser, le 21 septembre 2017, la construction d’un tel bâtiment en bois d’au moins 7 000 m2 pour le siège social de l’établissement public.

Ce projet se précise. Il avait été évoqué dès juin 2016 par Stéphane Le Foll, alors ministre français de l’Agriculture. Mais, il n’est plus question d’une localisation à Paris, dans le cadre du concours ADIVbois sur les immeubles en bois, comme ce fut un temps envisagé.

L’ONF prévoit de quitter la capitale, où se trouve son siège actuel, pour s’implanter à quelques kilomètres de là, sur un terrain domanial où est implantée l’École nationale vétérinaire d’Alfort (ENVA), au sud-est de Paris. Le déménagement est envisagé pour fin 2020.

« Dernières technologies en matière de construction bois »

Le futur bâtiment doit accueillir 360 personnes issues des services de la direction générale (aujourd’hui répartis entre Paris et Montreuil), des filiales ONF Énergie et ONF International, ainsi qu’un incubateur d’entreprises de la filière bois.

Christian Dubreuil, directeur général de l’ONF, déclare dans un communiqué :

« Conçu à partir des dernières technologies en matière de construction bois, ce bâtiment innovant sera notre vitrine. Il sera conçu pour limiter au maximum les dépenses énergétiques et offrir de meilleures conditions de travail. »

« Des synergies fonctionnelles et scientifiques »

L’Office prévoit que la vente du siège actuel couvre les frais de construction et d’aménagement intérieur du nouvel immeuble. Cette cession doit s’opérer par un appel d’offres, dans le cadre des marchés publics. Cela représenterait un jeu à somme nulle, chiffré en première approche à 20 millions d’euros.

S’annonce aussi une concertation avec la ville d’accueil, Maisons-Alfort. Car le projet pourrait nécessiter une adaptation du plan local d’urbanisme (PLU).

Quant à l’ENVA, elle se félicite de l’installation d’opérateurs publics sur un campus où des emprises foncières doivent être libérées. Avec, en perspective, « des synergies fonctionnelles et scientifiques ». L’Agence de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) y a déjà élu domicile.

Chrystelle Carroy/Forestopic

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